Le recours aux forêts

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Hughes Peuvergne et ses cabanes jardinières

2004, par Le recours aux forêts

Hughes Peuvergne s’est fait un nom depuis qu’il émaille les plus importantes manifestations jardinières de ses toits cabanes, et de ses refuges de paille ou d’osier. Pourtant ce grand enfant sait depuis longtemps qu’un jardin ne peut être que secret et qu’en gardant un cœur d’enfant, le moindre recoin de terrasse ou de balcon devient une aventure.

L’homme à la cabane perchée

Après des études de sciences économiques, Hughes Peuvergne abandonna vite courbes et chiffres de papier pour en adopter d’autres, celles de la hauteur des plantes et des règles de la perspective. "Ce que j’aime par-dessus tout, c’est discuter avec mes clients, dont beaucoup deviennent des amis. Je les aide à interpréter leurs rêves d’enfants, je passe du temps à comprendre comment ils vont vivre dans leur jardin." Et habiter le jardin pourrait être le credo d’Hughes Peuvergne qui installe des cabanes partout. Dans son jardin de l’Essonne, des fenêtres rondes ouvertes sur le cœur d’un grand conifère laissent apercevoir une terrasse haut perchée avec hamac, tables et chaises. Sur une terrasse parisienne, un simple abri de jardin devient un refuge pour les oiseaux et le maître de maison.

Il aime travailler le bois, la tôle peinte ou brute, le fer forgé qu’il transforme en abris, gloriettes ou treille. Avant de prévoir une cabane, il consulte toute la famille, les enfants ont leur mot à dire comme cette petite fille qui voulait passer les fêtes de Noël dans le refuge du jardin, ou ce garçon qui pleura tellement que ses parents acceptèrent l’idée d’une cabane installée au cœur d’un grand arbre. Aujourd’hui cette cabane est le point central du jardin et tout le monde veut y passer du temps !
Hughes Peuvergne aime travailler les coins et les recoins. Dans ses jardins, il y a toujours un endroit pour se reposer, un autre pour prendre des repas, un troisième pour rêver. Les plantes grimpantes et les arbustes persistants permettent de structurer l’espace au même titre que les différences de niveaux ou des bancs de teck. Et si ces lieux de rêve et d’oubli paraissent fouillis, c’est qu’ils sont d’abord très construits. Graminées, grimpantes, vivaces, rosiers, et annuelles donnent ensuite le rythme et habillent bois, fer et tôle.
La cabane idéale d’Hughes Peuvergne, "une cabane perchée qui s’adapte au lieu où elle est installée" . Heureux homme !

Un jardin de cabane de paille

Ce jardin s’inspire des architectures de paille visibles dans certains champs et de cette forte envie de continuer à rêver, comme les enfants, à de fantastiques constructions faites de matériaux de récupération. Il propose tout à la fois de perdre nos repères en déambulant dans ce dédale de paille et d’admirer le paysage environnant sous d’autres angles. Jardin de paille et jardin sur la paille, fait avec les moyens du bord, plus récupération que minimaliste. Comme les cabanes de notre enfance perchées dans le chêne ou les citadelles inaccessibles accrochées aux pitons rocheux, un jardin secret planté de végétaux pionniers pousse tout en haut des bottes de paille. Ce lieu est un terrain d’aventures modestes mais humaines.

source internet : chaumont

Pour le joindre :

Hughes Peuvergne, 42, avenue du Général Leclerc, 77400 Lagny-sur-Marne, tél. : 01 64 30 61 75.

A voir :
Les jardins perchés qu’Hughes Peuvergne a créés dans le jardin de l’atelier Cézanne à Aix-en-Provence.
Trois terrasses perchées dans les arbres qui invitent au voyage. Plein de bonnes idées à "interpréter" comme ces tomates et ces fraisiers qui sont installés dans des vieilles malles dénichées aux Puces.
9, avenue Paul-Cézanne 13100 Aix-en-Provence, tél. : 04 42 21 06 53.