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Une traduction du livre des Nelson sur les "treehouses" intitulée Cabanes perchées

juin 2004

Ce livre publié aux USA était bien connu des amoureux des cabanes dans les arbres. Une traduction francaise vient de sortir.

"La cabane, repaire d’ermite à portée de main, séduit de plus en plus. De l’autre côté de l’Atlantique fleurissent des constructions insolites, noyées dans la verdure ou dotées d’une vue imprenable. Maisons de poupée improvisées par des parents attentifs, alcôves pour amoureux transis, délires d’architectes ou résidences secondaires, ces habitations intimes ont fière allure et dévoilent un peu de l’histoire de leurs propriétaires. C’est aussi le charme de ce livre original, abondamment illustré, avec conseils à l’appui à l’usage des bâtisseurs en herbe. "

Le Nouvel Obs

"D’abord bien choisir son arbre, chêne tortueux, pin élancé, eucalyptus odorant ou bouquet d’érables ; puis, les mains posées sur le tronc, demander à l’arbre l’autorisation de l’utiliser comme support ; ce rituel accompli, il ne reste plus qu’à nicher un abri de Robinson éclairé à la bougie ou jucher un chalet suisse avec terrasse, baignoire, eau à tous les étages. Comme toutes ces cabanes perchées, l’auteur de ce petit livre plein de charme est américain : charpentier, bâtisseur de cabanes aériennes, Peter Nelson est prodigue de conseils avisés."

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Tous et toutes en avons eu envie un jour. Un jour probablement pas si lointain, puisque non seulement nous nous en souvenons, mais, mieux encore, nous avons conservé cette envie. Les cours gravés dans l’écorce des arbres ne s’effacent pas si facilement.

Quand nous étions petits, nous avions de grands yeux, des visions assorties, nous savions voir haut et fort. Nous regardions les arbres, à défaut de pouvoir y grimper toujours aussi haut que rêvé, nous savions y voler et nous nous y posions. Nous y faisons éclore d’étranges fleurs, des fruits bien étonnants. De là-haut nous voyions les mondes étonnants qu’on n’attrape qu’au vol. Des cabanes. Qui n’a pas eu envie à un moment donné de son existence de se construire une cabane ? Et le rêve amorcé qui ne l’a élevé en regardant plus haut : une cabane dans les arbres. Voilà comment déjà, sans doute et de la sorte, les enfants assoiffés d’aventures en imagination donnent du corps aux désirs, aux soifs et aux fringales. Savons-nous que ces rêves, ces jeux, ces tournures, ces visions qui ne viennent que sur la pointe des pieds, pour beaucoup ne meurent pas à l’entrée de la vie dite sociale, dite adulte, dite la vie.

"Les cabanes dans les arbres, en marge ou plus ou moins, couvrent le monde. Sur tous les continents. Elles ne sont plus de bric, et moins encore de broc, mais de vraies constructions, solides, en équilibre, flottantes, collées aux troncs, suspendues, haubanées, clouées, vissées, hunes dans les grands mâts, perchoirs, promontoires, elles sont passées à l’acte, elles sont ouvres de grands, de chefs, ce qui donne forcément, et cela va de soi, chef-d’ouvre. Ce livre les recense, il n’est pas exhaustif, il court, devrait-on dire il vole, plane, à quelques mètres au-dessus du sol et passe par les fenêtres et glisse au long des échelles et des cordes, des escaliers, et traverse des chambres, des vérandas, passe par les toits de ces drôles de nids construits par des hommes qui n’ont jamais eu d’ailes mais pourtant peuvent jouer à les replier un moment, à être des oiseaux quand même, quand ils se posent. Et ce livre, lourd de rêves, vous donnera en plus des merveilleuses photos de ces nids, le mode d’emploi, pour le jour où, après l’avoir refermé, vous n’aurez plus qu’une envie : aller vite construire, vous aussi, dans les branches, à la caresse du vent."

L’Humanité

Cabanes perchées, par Peter et Judy Nelson, Hoëbeke, 224 p., 26 euros.